Frédéric - Professeur de sociologie

"L’hypokhâgne et la khâgne B/L s’appelaient « S » (comme « scientifique ») lorsque j’ai décidé de m’engager dans cette voie plutôt qu’en hypokhâgne « L » ou qu’en « maths sup » (filières dans lesquelles j’étais également admis après un baccalauréat C obtenu au lycée Jean-Baptiste Darnet de Saint-Yrieix-la-Perche, en Haute-Vienne). Je n’ai jamais regretté ce choix : il m’a permis de conjuguer une formation « littéraire » (qui satisfaisait mon goût alors prédominant pour la philosophie, les lettres et les langues) et une initiation très approfondie aux sciences humaines et sociales (avec en premier lieu bien sûr la sociologie, l’économie, l’histoire, et les mathématiques des sciences humaines).
La classe préparatoire du lycée Montaigne de Bordeaux était très stimulante, avec des enseignants impressionnants, à la fois sur les plans intellectuel et humain. Je leur dois beaucoup, à de nombreux égards, et je ne peux détailler ici ces multiples dettes. Je mentionnerai tout de même la place particulière du professeur de sciences économiques et sociales, qui est à l’origine de nombreuses vocations pour la sociologie, l’ethnologie et l’économie, et en tout cas de la mienne.
Bien sûr, la prépa B/L est restée marquée par le modèle dominant de la filière hypokhâgne / khâgne et des études littéraires. Rétrospectivement, j’aurais sans doute aimé découvrir plus tôt certains développements de science politique (en particulier de la sociologie politique « critique » française), faire un peu plus de mathématiques encore - j’aurais par exemple pu rencontrer plus tôt le courant des mathématiques en sciences humaines et l’analyse géométrique des données -, de linguistique, voire même de sciences dites « dures » (sciences cognitives, neurosciences…).
Mais on ne peut pas « tout faire » entre 18 et 20 ans : la formation en HKS/KS était réellement pluridisciplinaire et extrêmement complète. C’est évident si je la compare à nos formations universitaires en sociologie ou en économie actuelles, en dépit de nos efforts pour les améliorer, les renforcer, les rapprocher d’un certain idéal de transmissions de savoirs et de savoir-faire en sciences sociales.
Nous sommes, il est vrai, confrontés à des publics très différents. Il faut dire aussi que nous travaillons dans un contexte budgétaire et idéologique extrêmement défavorable, auquel les classes préparatoires les moins « utilitaires » n’échappent d’ailleurs pas. "


C.V.

Position professionnelle en septembre 2008

Professeur de sociologie (2ème classe), université de Picardie Jules-Verne
Membre junior de l’Institut Universitaire de France, promotion 2005
Directeur du Centre Universitaire de Recherches sur l’Action Publique et le Politique – Epistémologie et sciences sociales (CURAPP,UMR 6054, UPJV-CNRS)

Titres scolaires et universitaires

Habilitation à diriger des recherches (décembre 2002)
Doctorat de sociologie (décembre 1996)
Agrégation de sciences sociales (1992)
Ecole normale supérieure de Cachan (section D3-Sciences Sociales, 1989-1993)

Parcours professionnel et universitaire (extraits)

2004-2005
Professeur de sociologie à l’université de Picardie Jules-Verne
Directeur du CURAPP (à partir de février 2005).
Co-responsable du département de sociologie, Faculté de philosophie, sciences humaines et sociales, université de Picardie Jules-Verne jusqu’en novembre2004.

2002-2003
Maître de conférences à l’université de Picardie Jules-Verne.

2001-2002
Maître de conférences mis à la disposition du Collège de France, à la rédaction de la revue Actes de la recherche en sciences sociales et à l’animation de projets européens (DG-XII) jusqu’en septembre 2002.

1999-2000
Maître de conférences mis à la disposition du Collège de France, à la rédaction de la revue Actes de la recherche en sciences sociales et àl’animation de projets européens (DG-XII) jusqu’en septembre 2002.

1998-1999
Maître de conférences titulaire en sociologie à l’université de Picardie Jules-Verne.
Responsable de la deuxième année du DEUG de sociologie à l’UPJV (1998-1999).

1997-1998 Maître de conférences stagiaire en sociologie à l’université de Picardie Jules-Verne, Faculté de philosophie et de sciences humaines et sociales. Chercheur au Centre de sociologie de l’éducation de la culture-Centre de sociologie européenne (CSEC-CSE, UMR CNRS-EHESS 8035) (jusqu’en décembre 2004).

1993-1994 Allocataire Moniteur Normalien à l’université de Paris-VIII (Saint-Denis).

1992-1993 Diplôme d’études approfondies de sociologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales : « L’enseignement supérieur et la recherche en économie et gestion. Contribution à une sociologie de l’espace des discours économiques » sous la direction du professeur Remi Lenoir. 1991-1992

1991-1992 Agrégation de sciences sociales, préparée à l’ENS de Cachan.

1990-1991
Maîtrise de sociologie à l’université Paris-X (Nanterre) : « Les économistes et le pouvoir en France depuis les années 1970 » sous la direction du professeur Pierre Tripier, mention très bien.
Maîtrise de sciences économiques (mention économie internationale) à l’université Paris-X (Nanterre).

1989-1990
Licence de sociologie à l’université Paris-X (Nanterre).
Licence de sciences économiques à l’université Paris-X (Nanterre), mention assez bien.

1988-1989
Première supérieure « sciences humaines » au lycée Montaigne (Bordeaux).
DEUG de philosophie à l’université de Bordeaux III.
Admissibilité à l’Ecole normale supérieure (Ulm).
Admission à l’Ecole normale supérieure de Cachan (section D3, « sciences économiques et sociales »).


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Dernière mise à jour le 25-04-2017

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